Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 28 juillet 2018

Armand MARIE, maître-tronçonneur et précurseur de Joël BRUNEAU

Caen, Armand MARIE, Joël BRUNEAU, 138 ormes, cours Montalivet, 49 tilleuls, place de la République, Malek REZGUI, Laurent CHEMLA

1922, le massacre des ormes

du cours Montalivet

Caen, Armand MARIE, Joël BRUNEAU, 138 ormes, cours Montalivet, 49 tilleuls, place de la République, Malek REZGUI, Laurent CHEMLAArmand MARIE (1860-1941), entrepreneur en bâtiment et travaux publics qui fut maire de Caen du 7 décembre 1919 au 14 mai 1925, avait décidément plus d'un siècle d'avance sur Joël BRUNEAU, né en 1963.

Un visionnaire, ce moustachu.

Pour « élargir le chemin qui longe l'Orne », et qui déjà portait depuis longtemps le nom de cours Montalivet, on fit sous son règne abattre 138 ormes.

Sans le secours de la moindre tronçonneuse, on savait vivre en ce temps-là.

Et notre ami Joël peut aller se rhabiller, avec ses misérables 49 tilleuls de la place de la République, condamnés à disparaître pour laisser place au centre commercial de MM. REZGUI et CHEMLA.

Quelques grincheux s'en émurent néanmoins, comme ce courageux anonyme, mais aussi rédacteur au Bonhomme Normand, qui, en page 2 du numéro daté du 22 septembre 1922, n'hésita pas à parler de « chose folle », de « massacre des arbres » et de « vandalisme », et se demanda si la municipalité « tient l'opinion publique pour quantité négligeable »...

Il est vrai que M. MARIE n'occupa pas plus de six ans le fauteuil de maire.

Caen, Armand MARIE, Joël BRUNEAU, 138 ormes, cours Montalivet, 49 tilleuls, place de la République, Malek REZGUI, Laurent CHEMLA

 

 

 

Écrire un commentaire